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vendredi 30 avril 2010

Willie Chevalier

Par Frédéric Smith
Texte inédit

Les historiens Yves Roby, Fernande Roy et Robert Arcand, notamment, ont montré qu’il existait au Québec, dans la première moitié du 20e siècle, un discours libéral plus fort et moins marginal qu’on l’avait d’abord cru.

Présent chez plusieurs journalistes et embrassé par une certaine presse, ce discours libéral sera le terreau fertile de la propagande gaulliste au Québec pendant la Deuxième guerre mondiale.

Willie Chevalier est l’un des visages de cette propagande. 

mercredi 28 avril 2010

Dieppe ma prison. Récit de guerre de Jacques Nadeau par Martin Chaput



Texte du site internet de Athéna Éditions

Jacques Nadeau s’est enrôlé dans les Fusiliers Mont-Royal en juin 1940. Il a participé au débarquement raté de Dieppe en août 1942 et a été fait prisonnier. Il a passé les trois dernières années de la guerre dans un stalag avec ses compagnons d'infortune.
Jamais apitoyé sur son sort, ni à court d’idées, toujours prêt pour l’action, Jacques Nadeau raconte avec force détails l'entraînement en Angleterre, les visites dans Londres et les environs (malgré les interdits), le raid, l'emprisonnement, mais aussi les tentatives d'évasion et la vie dans les camps.
Attentif aux autres et aux lieux, il trace avec retenue et respect le portrait des compagnons d‘infortune ou des gens rencontrés au cours de ces années.
Sous la plume de Martin Chaput, le récit est vif et alerte. Malgré les événements tragiques qu’il décrit, on se prend même à rire aux éclats.


Jacques Nadeau

L'auteur
Martin Chaput est un passionné d’histoire militaire et termine son baccalauréat d’histoire à l'Université du Québec à Montréal.

Recension dans L'Action nationale

samedi 24 avril 2010

Participation des Canadiens français à la vie militaire après trois ans de conflit

Par Pierre Vennat
Texte inédit

À la fin de juin 1942, à l’occasion de la Semaine de l’armée, le Service des relations publiques de l’armée fit le point sur la participation des Canadiens français à la vie de l’armée après trois ans de guerre.

Le major-général Léo Richer La Flèche, sous-ministre des Services nationaux de guerre et un des rares francophones à détenir ce rang au sein de l’armée canadienne déclara que d’octobre 1940 à avril 1942, le nombre de mobilisés qui avaient été jugés aptes au service avait été de 120 305 hommes et de ce nombre, 35 831 avaient été formés par des officiers et instructeurs de langue française.

On avait dressé un bilan à peu près complet de la place occupée par les Canadiens français à l’époque au sein de l’armée. On faisait remarquer qu’à l’école des officiers de Brockville, en Ontario, là où se donnait pendant trois mois des cours d’officiers, 45 des 175 instructeurs étaient des Canadiens français, à commencer par le commandant en second du camp et chef instructeur francophone, le lieutenant-colonel E. A. Blais, Croix militaire (M.C.). Blais devait par la suite être promu brigadier général durant les hostilités.

jeudi 22 avril 2010

Colonel Fernand Mousseau. Un Québécois commande les F.F.I. à la libération de Paris

Par Pierre Vennat

La population parisienne a toujours été fière de proclamer qu'elle s'était libérée seule, en août 1944, avec l'aide de la division blindée du général français Leclerc.

Ce que l'on sait moins, c'est qu'un officier des Fusiliers Mont-Royal, le colonel Fernand Mousseau, alors major et commandant de compagnie durant la campagne de Normandie, blessé et fait prisonnier et amené dans un hôpital de Paris, s'en est évadé, avec la complicité d'infirmières et a commandé des troupes des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.) durant l'insurrection victorieuse, au point de se mériter la Croix de Guerre française.

Une fois rendu à la rue, en effet, Mousseau, profitant de l'insurrection populaire, s'est rendu à la Préfecture de police, tout près, où acceuilli à bras ouvert, on lui confia le commandement de plusieurs éléments. Il fut le seul officier canadien (et un des rares non Français et non Américain) à combattre en uniforme durant ces jours historiques.

Il termina la guerre avec son régiment qu'il avait rejoint en Hollande, assuma plusieurs commandements par la suite et termina sa carrière militaire comme colonel. Il occupa également plusieurs postes importants dans la politique tant fédérale que québécoise.

Et en 2005, la France lui décerna, en plus de sa Croix de Guerre méritée 60 ans plus tard, la Légion d'Honneur à titre du seul Canadien à avoir participé directement à la libération de Paris.

On trouvera plus bas le texte que j'ai rédigé sur lui sur le site des Fusiliers Mont-Royal, son régiment d'origine.


Colonel Fernand Mousseau

Major aux Fusiliers Mont-Royal (FMR) durant la campagne de Normandie et jusqu’en Allemagne, il est un des rares Canadiens à avoir participé à la libération de Paris en août 1944. Il a ensuite été promu lieutenant-colonel. Il a commandé le Régiment de Hull avant d’être colonel honoraire des Fusiliers Mont-Royal. Fernand Mousseau a également connu une carrière remarquable dans la fonction publique, tant fédérale que québécoise et dans le monde des affaires.

Étudiant à l’Université d’Ottawa, Fernand Mousseau, originaire de Hull (maintenant Gatineau), avait débuté sa carrière militaire en 1940, au sein du Corps école des officiers canadiens de cette institution.

Promu lieutenant à Brockville, il fut attaché au camp d’entraînement des futurs cadets officiers, à Saint-Jérôme, puis à l’automne de 1942, il fut l’un des officiers désignés pour participer à la reconstruction des Fusiliers Mont-Royal, au lendemain du raid contre Dieppe.

D’abord commandant de peloton, avec le grade de lieutenant, il fut successivement promu capitaine puis major, lors de l’arrivée du régiment en France, en juillet 1944. Blessé lors de l’attaque contre Beauvoir-Trotteval, il fut fait prisonnier à Caen et transporté par les Allemands à l’Hôpital de la Pitié, à Paris.

De là, avec l’aide du réseau des infirmières, il s’échappa et rejoignit les Forces Françaises de l’Intérieur, où il prit charge d’un groupe opérant au cœur même de Paris. Son quartier général était situé à l’intérieur même de la Préfecture de police.

C’est ainsi qu’il participa à plusieurs opérations contre l’ennemi, avec mission de désorganiser les routes d’accès à Paris, ce qui lui valut d’être décoré de la Croix de Guerre avec Étoile d’argent par le gouvernement français.

Une fois Paris libéré, Mousseau retourna en Angleterre puis rejoignit les Fusiliers Mont-Royal aux frontières de la Belgique et de la Hollande. Commandant de compagnie, c’est lui qui commanda le contingent des F.M.R. qui firent partie du bataillon canadien qui occupa Berlin pendant quelques mois, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il devait revenir au pays en octobre 1945, en tant que commandant en second des F.M.R.

La guerre terminée, Mousseau devint gérant-général d’une firme de construction, tout en poursuivant ses études universitaires, interrompues par la guerre jusqu’à l’obtention du titre de comptable agréé. Parallèlement, il rejoignit la milice et fut nommé commandant du Régiment de Hull avec le grade de lieutenant-colonel.

Dans la vie civile, le colonel Mousseau fut tour à tour directeur général de la Commission scolaire régionale de l’Outaouais ; sous-ministre adjoint du ministère de la Fonction publique du Québec ; directeur général des politiques et de la planification des ressources à Transport Canada, président de la Chambre de commerce de Hull, président du Centre hospitalier régional de l’Outaouais, en plus d’être commandeur de l’Ordre militaire et hospitalier de St-Lazare de Jérusalem.

Lorsque Mousseau termina son mandat comme colonel honoraire, il n'accrocha toutefois pas son béret puisqu’il fut, durant les deux années suivantes, président du Club des officiers du régiment.

À l’automne de 2006, le colonel Mousseau devait se voir octroyer la Légion d’Honneur à titre de chevalier par le gouvernement français, qui voulait ainsi récompenser des vétérans de chaque régiment ayant participé à la libération de la France, soixante ans plus tôt.

mardi 20 avril 2010

Eugène Gagnon DFC. Le héros de Bromptonville laissé dans l’ombre (2e partie de 2)

Par Pierre Lagacé
Texte inédit

Suite de l'article Eugène Gagnon DFC. Le héros de Bromptonville laissé dans l’ombre (1re partie de 2)

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Eugène Gagnon, selon la mention officielle, a rejoint l’escadrille 23. Que faisait-il avant de rejoindre cette escadrille en décembre 1944 ?


C’est une photo d’un Mosquito de la collection de Mario Hains. La vignette indique aéroport de Sherbrooke, 1943. L’aéroport de Sherbrooke n’existait en 1943. Il s’agirait plutôt de l’aéroport St-François-Xavier qui servait alors de base militaire.


Cette photo, si elle date vraiment de 1943, montrerait un Mosquito sur le point d’être livré en Angleterre par le Ferry Command. On remarque les gros réservoirs auxiliaires sous les ailes. Les Mosquitos étaient construits à Toronto, puis transportés outre-Atlantique.

Eugène Gagnon serait-il venu faire un petit détour par St-François dans la région de Sherbrooke?

Factoïde ou fait ?

Selon mes recherches, Eugène s’est enrôlé en février 1941. Il aurait servi au sein du Ferry Command avant de rejoindre l’escadrille 23 de la RAF en décembre 1944, comme l’indique son certificat de démobilisation.

C’est du moins mon hypothèse.

J’ai écrit au Ministère de la Défense pour avoir les états de service. On m’a répondu que je pourrais recevoir une réponse dans sept mois !

Gilles Boulanger, D.F.C., m’a dit que… « Seuls les meilleurs pilotes volaient sur des Mosquitos ». Eugène était donc de ceux-là et il a piloté dans une escadrille de la RAF.

Un petit Canadien français de Bromptonville…

Vous vous demandez si tout ça ne sont que des factoïdes…

dimanche 18 avril 2010

Eugène Gagnon DFC. Le héros de Bromptonville laissé dans l’ombre (1re partie de 2)

Par Pierre Lagacé
Texte inédit

Eugène Gagnon, 1921-1947
source Mario Hains

Le mot factoïde viendrait des mots fait et fiction.

Comme je ne peux questionner Eugène Gagnon décédé en 1947, je dois chercher mes informations auprès des personnes qui l’ont connu afin d’honorer sa mémoire. Je peux me retrouver confronté avec plein de factoïdes où la réalité et la fiction s’entremêlent.

C’est le cas d’Eugène Gagnon, né à Bromptonville au Québec. Aussi connu à Bromptonville par le surnom Ti-Bé, il aurait passé sous le pont de la ville avec un avion.

Fait ou factoïde ?

Voici un fait : Eugène Gagnon était un pilote de Mosquito de la RAF.

Peu de gens le savent, tout comme peu de gens savent que seuls les meilleurs pilotes étaient choisis pour voler sur ce type d'appareil.

Eugène s’est tué dans un accident d’avion en 1947. Dans un article de La Tribune du 22 octobre 1947, l’auteur du texte raconte les événements entourant la mort d’Eugène Gagnon. Selon le texte, Eugène ne serait jamais allé combattre en Europe.

source Mario Hains

vendredi 16 avril 2010

Adrien Arcand. Le Führer canadien de Jean-François Nadeau


Texte de quatrième de couverture

Un silence gêné règne toujours au Canada sur les liens que des personnages publics ont entretenus avec des idéologies proches du nazisme.

Durant les années 1930, alors que la faim, la misère, le chômage et les menaces de guerre écrasent le quotidien des classes populaires, Adrien Arcand (1899-1967) prend la tête de groupuscules d’extrême droite qu’il unit sous le signe de la croix gammée. Son programme : faire émerger de la misère existentielle le triomphe du fascisme.

Premier président du syndicat des journalistes de La Presse, puis animateur de journaux satiriques d’extrême droite, Arcand va croiser sur son chemin l’écrivain Louis-Ferdinand Céline et se lier aux milieux politiques fascistes internationaux, en particulier dans le monde anglo-saxon impérialiste auquel il s’identifie. Emprisonné pour ses activités durant la guerre, Arcand reprendra son programme avec un certain succès, notamment auprès de membres de l’Union nationale du premier ministre Maurice Duplessis.

L’histoire d’Adrien Arcand s’inscrit sans conteste dans celle d’un siècle tragique. Ce personnage étonnant n’avait pourtant suscité jusqu’ici qu’une attention de surface, comme si les aiguilles de la conscience historique avaient refusé de reconnaître tout à fait ce temps des catastrophes qui, au Canada comme ailleurs, eut sa gloire et son public.

L'auteur
Historien et politologue, Jean-François Nadeau est également l’auteur de Bourgault (2007) et de Rumilly, l’homme de Duplessis (2009). Il est directeur des pages culturelles du quotidien Le Devoir.

samedi 10 avril 2010

Les Éditions de l'Arbre et la France Libre

Par Jacques Michon

Extrait légèrement modifié par l'auteur d’un article initialement publié dans le Bulletin d’histoire politique (vol. 3, no 3-4, printemps-été 1995, p. 341-349) sous le titre de « L’effort de guerre des éditeurs : L’Arbre et Fides entre De Gaulle et Pétain ».


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Au mythe qui a fait du Québec des années 40 une entité réfractaire à tout effort de guerre et unanimement pétainiste, on peut opposer la réalité des milieux de l'édition qui ont joué un rôle actif dans la diffusion du livre français dans tous les genres et tous les domaines de la pensée.

Malgré la censure officielle et le contrôle de l'information auxquels tous les imprimés étaient soumis, plusieurs courants d'opinion favorables ou opposés à Pétain étaient représentés chez les éditeurs. Dès l'armistice de juin 1940, des éditeurs se sont positionnés et ont pris parti.

Je m'arrêterai ici aux Éditions de l'Arbre, dirigées par Robert Charbonneau et Claude Hurtubise, qui se sont illustrées dès leur fondation dans le camp de la France libre. Mais auparavant une vue d'ensemble s'impose.

jeudi 8 avril 2010

Ils ont écrit la guerre de Sébastien Vincent



Source du texte: communiqué de presse produit par VLB éditeur.

Ayant fait sa marque en 2004 avec son premier ouvrage, Laissés dans l’ombre. Les Québécois engagés volontaires de 39-45, Sébastien Vincent offre cette année Ils ont écrit la guerre, qui explore le témoignage de Canadiens français qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ce livre est né d’un constat : les souvenirs, journaux, carnets, lettres du front et romans de guerre publiés par des combattants canadiens-français de la guerre 39-45 ont peu intéressé les historiens et demeurent souvent méconnus du grand public.

Pourtant, ces textes constituent des « lieux de mémoire » de l’expérience combattante canadienne-française. L’ouvrage opère un va-et-vient continuel entre les écrits de combattants et les connaissances historiographiques, afin de créer un équilibre entre ce qui a été vécu et ce qui a été étudié et analysé. « Je me suis efforcé de considérer l’expérience de la guerre comme étant avant tout une épreuve du corps », note Sébastien Vincent.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’auteur explique la manière dont il a abordé chaque témoignage, en plus de mettre en perspective son approche qui s’inscrit dans celle d’historiens comme Charles Ardant du Picq, Jean Norton Cru, John Keegan et Stéphane Audoin-Rouzeau qui a signé la préface du livre.

Au fil des pages, le lecteur apprend dans quelles conditions ont vécu ces fantassins, ces artilleurs, ces marins et ces aviateurs qui ont combattu en Italie, en Europe de l’Ouest, ou qui ont été en détention au Japon ou en Allemagne.

On constate la violence qu’ils ont subie et infligée sur le champ de bataille ou dans les camps de prisonniers, la peur qu’ils ont ressentie, les misères et les privations qu’ils ont endurées ; on saisit mieux les moyens qui leur ont permis de tenir.

Au final, ces témoignages rassemblés nous montrent en mots les atrocités de la guerre, comme l’ont fait en images plusieurs films. Un devoir de mémoire essentiel qui permet aujourd’hui au grand public de découvrir des écrits coup-de-poing, donnant un autre visage à cette guerre plus souvent vue par les yeux d’historiens.

Sébastien Vincent rappelle cependant l’importance de l’analyse historique, car on ne peut qualifier de complètement objectifs les écrits d’anciens combattants. L’auteur espère enfin que d’autres souhaiteront poursuivre son travail par de nouveaux écrits pour que ne sombre pas dans l’oubli l’histoire de ceux qui ont vécu la guerre.

L'auteur:
Sébastien Vincent est historien et enseignant. Il a publié Laissés dans l'ombre. Les Québécois engagés volontaires de la guerre 39-45 (VLB éditeur 2004, finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2005, catégorie Études et essais). Il a aussi créé ce site.


Liens en date du 1er juin 2010 :

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Voici les paroles de la chanson présentée par M. Claude Robillard, enseignant de musique, et les élèves de la classe de Sébastien Vincent lors du lancement, le 13 mars 2010.

COQUELICOT

Ils ont écrit l’histoire chacun à leur manière
Le cœur rempli d’espoir de survivre à la guerre
En terres inconnues trop loin de leur pays
Où on meurt où on tue, c’est soi ou l’ennemi
Ils ont tranché la guerre à force de courage
Ils l’ont pleurée le soir, crié sous les orages
Ils ont porté leurs frères à leur denier repos
Les couvrant de prières, les voilant du drapeau

Un champ de coquelicot
C’est le sang de nos frères
Le coq se lève tôt
Pour dire non à la guerre

Raymond, Pierre et Jean-Louis ont gagné leur chaumière
Réinventant la vie chacun à sa manière
Mais quand descend la nuit défilent les images
On meurt ou on survit avec cet héritage

Refrain

Ils ont écrit la guerre pour mieux tourner la page
Soulager leur mémoire à force de courage
Et puissent les saisons délester leurs bagages
Alors ils chanteront jusqu’au bout de leur âge

Le chant du coquelicot
C’est la voix de nos frères
Le coq se lève tôt
Pour dire non à la guerre

Paroles et musique Claude Robillard, novembre 2009

L'auteur remercie chaleureusement M. Claude Robillard et les élèves présents pour leur sensibilité et la chaleur qui s'est dégagé de leur prestation. Un moment touchant!






mardi 6 avril 2010

L'alouette affolée de Gilbert Boulanger


Gilbert Boulanger est un homme hors du commun. Membre du Panthéon de l’aviation du Canada, il construit à 84 ans un biplace avec son ami Denis et publie à 87 ans le récit de son expérience comme mitrailleur dans l’aviation canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale : L’alouette affolée.

L’alouette affolée raconte l’aventure d’un adolescent qui n’était pas né pour se battre mais qui, par amour de l’aviation, participa à l’une des plus grandes tragédies du XXe siècle.

De la Tunisie au débarquement de Normandie en passant par Londres, Gilbert Boulanger découvre le monde par la guerre, avec ce qu’elle comporte de camaraderie, d’angoisse et de périls. Ses aventures, qu’elles soient militaires ou amoureuses, Gilbert Boulanger les raconte avec toute la candeur et la sensibilité d’un conteur et du jeune homme qu’il était alors.

« Assis dans mon poste de mitrailleur, je suis isolé. Je suis seul parcourant le ciel du regard dans une boule de verre fragile suspendue au-dessus du vide. Notre avion, un Vickers Armstrong Wellington, frôle des murs de nuages qui naissent de la mer et s’enfuient vers les constellations habitées par des dieux mythologiques, maîtres de ces lieux. Les chasseurs ennemis, toujours en alerte, nous surveillent. Dans ma tourelle, je suis le seul homme armé. Je suis chargé de défendre le bombardier. »

Passionné de l’aviation, Gilbert Boulanger, s’enrôle à 18 ans comme mitrailleur et il est affecté à l’escadrille 425 « Alouettes ». Il survécut miraculeusement à l’écrasement d’un bombardier Wellington et reçut la Croix du Service distingué dans l’Aviation (D.F.C.).

L'école primaire de Courseulles-sur-Mer porte son nom depuis le 6 juin 2010.

Il est aussi collaborateur au site Le Québec et la Seconde Guerre mondiale.

Dans quelques médias :