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vendredi 1 octobre 2010

Francophones dans les unités anglophones

Par Pierre Vennat
Texte inédit

Au début de mars 1942, le député de Témiscouata à la Chambre des Communes à Ottawa, Jean-François Pouliot, avait souligné que, lors du départ pour outre-mer d’un régiment de Windsor (Ontario), 35 % des effectifs étaient francophones alors que la population canadienne-française des trois circonscriptions entourant la ville de l’automobile n’était que de 18 %.

Pouliot avait réclamé du ministère de la Défense qu’il divulgue les nombre de francophones servant dans les unités anglophones. Outre les Royal Rifles of Canada, basés dans la Vieille capitale et considérés comme une unité bilingue avec environ 40 % de Canadiens français dans ses rang et qui devait être à Hong Kong la première unité engagée dans la bataille contre l’ennemi, en l’occurrence les Japonais, les services de l’information de l’armée établissaient ainsi,à l’été 1942, la proportion de Canadiens français servant alors dans des régiments anglophones outre-mer était de :
  • 20 % environ dans le Royal Montreal Regiment;
  • 25 % dans les Victoria Rifles;
  • 10 % dans les Grenadiers Guards;
  • 20 % dans les Black Watch;
  • 50 % dans les Fusiliers de Sherbrooke qui, fusionnés avec le Sherbrooke Regiment constituaient dans les faits une unité bilingue;
  • 50 % dans les unités médicales et 40% dans l’intendance.
De même, les unités mobilisées du district militaire du Nouveau-Brunswick comptaient en moyenne 50 % de Canadiens français dans leurs effectifs.

Il y avait même un régiment du Nouveau-Brunswick, le North Shore Regiment, alors en service outre-mer, qu’on avait placé sous le commandement d’un officier acadien, le lieutenant-colonel J.-A. Léger.

Enfin, on trouvait une forte proportion de canadiens français dans les unités du district militaire de Winnipeg ainsi que dans celles de la région d’Ottawa.

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