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jeudi 4 mars 2010

Le NCSM Athabaskan

Par Pierre Lagacé
Texte inédit

Le destroyer Athabaskan est sûrement le navire canadien qui a fait le plus parler de lui durant la Deuxième Guerre mondiale, du moins au Canada anglais.

À la fine pointe de la technologie pour l’époque, ce destroyer de la classe Tribal a servi dans la marine canadienne au même titre que les destroyers Haida, Iroquois, Huron, Micmac, Nootka et Cayuga.

L’Athabaskan a connu plusieurs incidents et c’est pour cela qu’il fut baptisé The Unlucky Lady. Une violente tempête en mer l’endommagea au tout début de ses opérations, puis il entra en collision avec un autre navire en entrant au port.
Vers la fin août 1943, en tant que navire commandant un groupe de destroyers patrouillant dans le golfe de Gascogne, le NCSM Athabaskan fut endommagé par un missile aérien lancé par un des bombardiers allemands qui attaquaient simultanément les navires. L'Athabaskan retourna au port par ses propres moyens bien qu'une de ses chaudières et deux réservoirs à carburant aient été inondés.



NCMS Athabaskan en 1944
© Ministère de la Défense nationale du Canada

En février 1944, l'Athabaskan, le Huron et l'Haida rejoignirent la 10e flottille de destroyers basée à Plymouth en Angleterre. Pendant une patrouille dans la Manche dans la nuit du 29 avril, l'Athabaskan et l'Haida rencontrèrent des destroyers ennemis de la classe Elbing. Des salves répétées de canons touchèrent les navires ennemis et un des destroyers ennemis s'échoua. Pendant la bataille l'Athabaskan fut torpillé par le destroyer T-24 et coula.



Destroyer de la classe Elbing
source : US Naval Office

Le commandant, dix de ses officiers et 100 hommes d'équipage perdirent la vie; cinq officiers et 80 hommes d'équipage furent faits prisonniers. Un officier et 45 marins furent sauvés par l'Haida et revinrent en Angleterre.


NCMS Haida
© Ministère de la Défense nationale du Canada

L’oncle de ma femme était parmi ces rescapés. Il nous a raconté qu’il était dans la salle des machines quand le navire fut torpillé. Il était en train d’écrire une lettre, puis s’est retrouvé sans trop savoir comment dans les eaux froides de la Manche pour y être repêché.

C’est tout ce qu’il a voulu dire.

J’aurais aimé en savoir plus, et c’est ce qui m’a poussé à continuer mes recherches, recherches que vous pourrez lire dans mes articles sur l’Athabaskan.

Si j’ai décidé de collaborer avec Sébastien Vincent, c’est que l’histoire des soldats, des marins et des aviateurs québécois est pratiquement inexistante.

C’est comme s’il existait une sorte de tabou d’en parler, un peu comme de parler de l’influence du clergé sur la société québécoise.

Je remarque, par contre, que de plus en plus des gens se mettent à raconter les souvenirs de guerre des membres de leur famille.

1 commentaire:

  1. L'oncle de ma femme est décédé le 14 février 2010 emportant avec lui ses souvenirs de cette nuit du 29 avril 1944.

    Comme tant d'autres vétérans qui ont connu les horreurs de la guerre, il n'a jamais voulu en dire plus pour oublier...

    Sa fille m'a dit lors des funérailles : « Je sais qu'il était sur ce bateau. Mon père n'était pas le genre d'hommes à raconter de pareilles histoires. Il ne voulait pas en parler. Il aimait mieux se rappeler les beaux moments de la vie.

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